C’est la couleur et la beauté du renouveau printanier comme celle de la moisson d’été sous un ciel menaçant. C’est le jaillissement expressif de la vie ici et maintenant…
C’est le flux dont nous faisons partis et dont nous ne sommes pas maîtres. Non seulement, nous ne pouvons donc pas ne pas en tenir compte, mais toute contrainte de notre part à son égard devient délétère. En retour le beau émanant de la nature nous rappelle cette appartenance qui nous transmet vitalité, grand bonheur et bien être nous faisant nous ressentir en communication et au-delà, en union avec l’univers, dans un sentiment océanique. Le paysage ne peut être ici qu’émerveillement.
Pourtant notre société s’est développée sur des malentendus qui ont biaisé un développement de bon aloi. Comme si l’on s’ingéniait à faire du laid pour rendre les êtres humains malheureux. La majeure partie de la production et des services de notre société est si inutile qu’il faut en créer le besoin souvent néfaste à l’être humain. De sorte que faire de l’argent est la seule nécessité qui à son tour en permettant la consommation effrénée boucle et entretient un cercle pervers. Pourquoi se comporter en capitaine voulant mener contre vents et marées son bateau à un but artificiellement fixé ?Pourquoi aller contre nous-mêmes ? « Je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu’il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord » (Le voyage en Italie, J. Giono).
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