Leur caractéristique première est d’être ancrés dans une culture et un langage qui peuvent les rendre incompréhensibles par l’étranger. A moins qu’ils ne le fassent rire pour de toutes autres raisons que les nôtres. Ce qui n’en est pas moins légitime…
Ils se construisent sur le choc des expressions ou des mots entre eux fissurant l’homogénéité du réel qui nous entoure. Ils sont cousins de la Part du diable*, mais sont centrés sur des paroles qui s’avèrent être couramment celles d’un institué, d’une organisation, d’un décrété. Le plus souvent ils sont fruits du hasard ou d’inattention. A moins qu’ils ne soient sciemment semés par de petits décideurs goguenards lovés dans le fond assombri d’un lointain petit bureau, génies méconnus cultivant en silence des perles au sein de leur fonctionnariat taciturne. Mais ils émergent aussi sous la démarche tiers qui, mêlant différent niveau de langage affirme la bonne humeur malicieuse et la moquerie discrète.
Sont-ils les tacles d’un ordre dont les dérapages rappellent les faiblesses à l’individu qui par la sagesse du vécu le sait être un mal nécessaire ? Ils deviennent la banalité transfigurée rapportant la fraîcheur du sourire entendu.
*Cf Portfolio La part du diable
Voir –