Le feu proche de la peinture sombre a laissé une ombre blanche auréolée de la progression de la chaleur sur la tôle.
Cette chorégraphie périphérique foisonnante…
…rappelle celle de l’esprit et de la pensée avançant dans l’inconnue de loin en loin avec la précaution du cabotage. Comme le feu a besoin d’un foyer, nous nous appuyons sur l’existant. Mais, à trop rester centré sur ce dernier nous risquons de sombrer dans la trace commune bientôt informe et au final néant.
Le lieu de vie et à vivre qui s’impose est la périphérie, l’entre-deux, le no-man-land, l’endroit où s’observent, se côtoient et se mélangent le connu et l’inconnu selon le graphisme aléatoire crépitant autour de la grande ombre blanche. C’est ce qui pousse un Robert Frank à quitter la Suisse trop centrale à ses yeux pour des contrées à la marge. C’est l’espace du dynamisme et du mouvement, de la spontanéité et de la nuance, de l’unicité et de la diversité, du prochain et de l’avenir quand tout foyer recroqueville, fige et détruit.
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