Ils ne font pas qu’embellir ou participer à la construction du paysage. Ils l’habitent…
Ils sont les seuls à y puiser les éléments qu’ils transforment en frondaisons soutenant le ciel. Ils sont culturellement les grands piliers du monde, médiateurs entre le haut et le bas en passant par le milieu où nous vivons. D’où leur potentiel de mystères et de révélations qui s’épanouit dans le grand symbole de l’inconscient qu’est la forêt. Bouddha ne connaît-il pas l’illumination au pied d’un arbre ? Ils sont les accès vers un inconnu vivifiant l’âme. Ainsi nous fascinent-ils autant qu’ils nous apaisent et nous ressourcent.
Or c’est au moment où ils semblent en retrait du paysage qu’ils s’offrent le plus. L’hiver dévoile dans les gestuelles de leurs branches une similitude avec les nôtres. Celle-ci nous les rend plus proches et plus accessibles en les faisant plus humains. A plusieurs reprises, je les ai surpris comme, chantant, dansant, courant ou déambulant entre amis. Comme s’ils étaient dans le paysage comme nous y sommes et s’y ébattaient avant de reprendre leur responsabilité entre ciel et terre.
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